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Ignacio Peman nous a fait part des tensions entre les énergies renouvelables et les habitants des campagnes en Espagne

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Le Off des Assises de l’Energie 2021 à Dunkerque

Le Off des Assises de l’Energie 2021 à Dunkerque
Territoire Europe est un réseau européen créé pour développer la participation citoyenne en Aménagement du Territoire. Il est né en 2019 à Dunkerque à la Maison de l’Environnement en proposant des projets participatifs avec la CUD (Fab Lab Social, Carnalab, Effet Papillons)
Le partage d’expériences entre citoyens de différents pays enrichit les connaissances et dynamiques d’action.
Il intervient dans le off des assises de l’Energie en proposant des débats entre citoyens de différents pays sur les choix énergétiques

le 29 janvier 2021 , Lucy Natarajan intervient sur la participation et l’implantation des Éoliennes en direct de la Maison de l’Environnement avec les participants de Dunkerque qui peuvent être là. Lucy sera en visio-conférence depuis Londres et associera des habitants impliqués dans la démarche au Royaume Unis.

 

 

Le 26 février 2021 Dominique Lancrenon intervient sur les potentiels d’énergie renouvelable d’un quartier en direct depuis le quartier Degroote à Teteghem avec les Papillons Blancs.
Des acteurs de la participation en coopérative énergétique seront associés.

Le 26 mars 2021, Stephan Hauser intervient sur l’héritage du Pétrole dans les ports de la Mer du Nord en direct dans la cité des cheminots de St Pol, avec les participants qui pourront être là. Stephan sera en visio-conférence depuis Delft et associera des personnes de Rotterdam impliqués dans la démarche aux Pays Bas.

Le 30 avril 2021, Ignacio Peman intervient sur les enjeux de production d’énergie par des panneaux solaires et la compétition avec l’agriculture en Espagne, en direct depuis la Halle aux Sucres avec les participants de Dunkerque qui pourront être là
Ignacio sera en visio-conférence depuis Saragosse et associera des habitants impliqués en Espagne dans le débat citoyen sur les usages entre l’agriculture et les champs de capteurs photovoltaïques

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Post-Covid: Post-normal ou pré-normal ?

Après la période d’isolement imposée par la pandémie du Coronavirus, les gouvernements du monde entier, et d’Europe en particulier, se sont concentrés sur le renouveau et la protection d’économies nationales aux abois. Le “Recovery Package” difficilement accouché par le Conseil Européen, et adopté récemment aux forceps, est l’exemple le plus représentatif de ce mouvement de sauvetage.

Il occulte malheureusement une mouvance généralisée et déjà discrète, dangereuse pour l’environnement et les citoyens. Détaillée du point de vue des villes portuaires sur le réseau PortCityFutures, l’idée est de démontrer que les politiques actuelles de relance économique ont développé un effet pervers: l’affaiblissement et/ou l’ignorance des règles environnementales acquises durant les dernière décennies. Les règles relatives aux études d’impact ou aux régimes de déclarations ont par exemple été simplifiées, de manière à ce que les projets, notamment industriels, soient plus facilement et rapidement approuvés.

Étonnamment, la simplification des procédures d’autorisation est passée par la réduction voire la suppression des étapes relatives à la participation du public et à l’évaluation environnementale. Les enquêtes publiques ou les consultations préalables passent ainsi à la trappe sur certains projets, le gouvernement ayant compris tout le poids donnée aux citoyens dans ces démarches. Ce mouvement est d’autant plus troublant que le principe de non-régression intégré dans le bloc de constitutionnalité et régulièrement confirmé par les juges semble ici parfaitement ignoré.

L’extension de l’usine Lubrizol, récemment devenue célèbre (Septembre 2019), via une zone de stockage acceptée sans évaluation environnementale après une modification par décret en 2018 de la nomenclature des industries classées démontre ce mouvement. Certaines installations classées Seveso ont donc été retirées d’une nomenclature stricte dans laquelle une autorité environnementale indépendante intervenait pour évaluer l’impact de leurs extensions ou installations. Le préfet, autorité de l’exécutif, est devenu compétent pour décider, au cas par cas, si le projet nécessite ou non la mise en place d’une telle procédure.

Loin d’être un exemple isolé de marche arrière, cet exemple, via la visibilité reçue, illustre une tendance que la pandémie du Covid et son impact économique ont normalisé. Plutôt que d’un retour à la normale, certaines règles protégeant la nature, et donc indirectement les citoyens, sont revenues à un état non pas antérieur au Covid, mais antérieur à une situation dans laquelle la protection environnementale s’améliorait. La priorité donnée au redémarrage économique écarte, pour des raisons de rapidité et d’efficacité, les études environnementales et la participation citoyenne. Ce privilège donné au bénéfice économique à court terme est en opposition totale avec son impact durable sur la santé et la sécurité des habitants vivant aux alentours d’installations industrielles. Crise sanitaire et relance économique ne semblent donc pas rimer avec développement durable et inclusion du public.

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Image de Daniel Briot, disponible sur Wikimedia et Flickr.

Pour plus d’informations sur le cas particulier de Lubrizol et le processus menant à une diminution des règles d’évaluations et de protection, je vous invite à consulter les articles de Actu-environnement sur le sujet.

 

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Fab Lab Social se poursuit à Teteghem avec les Papillons Blancs

Le site projet des Papillons Blancs à Teteghem s’inscrit dans la continuité du Fab Lab Social
avec le quartier Degroodt:   
Création d’un fab lab découverte de l’environnement faune et flore,  permaculture et construction dans un site nature où des analyses de pollution des sols et leur phyto management pourront se réaliser, le tout, le long d’une promenade qui relie les sites d’hébergements des Papillons Blancs.
Le fil rouge du projet tient dans le mot chemin:
Le chemin qui relie le quartier Degroodt en renouvellement urbain avec le site des Papillons Blancs a été aménagé en 2019 par le collectif En Rue. Il ouvre l’espace central du quartier vers les espaces naturels et la trame verte de la Communauté Urbaine.
Avec les Papillons Blancs, un projet est en gestation de poursuivre ce chemin à travers les espaces naturels qui pourront faire l’objet d’observations et de découvertes, jusqu’aux espaces à développer en cultures et permacultures et en ateliers de constructions avec les Papillons Blancs et les habitants.
Le chemin devient le lien entre les espaces publics et le domaine privé, et entre les usagers, habitants, actifs et personnes hébergées par les Papillons Blancs.
Il jouera un rôle essentiel d’intégration et d’ouverture dans la vie du quartier et pour le pôle d’emplois et d’hébergement que constitue les Papillons Blancs.
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Démocratie festive

L’une des grandes leçons de la pandémie de COVID à laquelle nous sommes actuellement confrontés est à quel point les rencontres sociales nous manquent. Incapable de se réunir avec d’autres dans les parcs et les places, les églises et les salles, les cafés et les pubs, les restaurants et les clubs, nous aspirons à la proximité physique avec les proches et à une interaction sociale plus large. Nous manquons les mariages et les enterrements, la danse et le chant, les fêtes et les barbecues, et tous les types de festivités. De Durham à Dunkerque, les gens ont rangé leurs bannières de gala et leur cletch du carnaval, et ont annulé les événements prévus pour l’été 2020.

Mais qu’est-ce qui nous manque? Ce n’est-ce pas seulement la privation des boissons ou nourritures partagées ensemble, c’est la privation de la célébration publique de nos communautés, dont les festivals sont le parangon. Au mieux, ils partagent de manière visible, audible et matérielle les éléments et le caractère des cultures locales, qui appartiennent à l’ensemble de la communauté. Ils fournissent un type de rituel social qui engage les individus pratiquement dans une communauté, reliant les gens les uns aux autres par le biais de réjouissances partagées. Surtout, ils expriment et revigorent les valeurs de la communauté, créant un spectacle dans un lieu dont on peut témoigner, se souvenir et le répéter au fil des générations.

L’importance de donner vie physiquement à une culture est parfois négligée. Ce besoin social de base a été constamment autour de nous comme une expérience vivante, nous rassemblant, nous liant, nous identifiant et élevant nos esprits. Même ces derniers mois, nous nous sommes réunis autour des écrans, des fenêtres et lors de manifestations pour demander justice. Ce besoin dépasse la simple socialisation. C’est le moyen pour nous de continuer à faire et à refaire nos objectifs communs et d’exprimer nos façons de vivre ensemble.

Les festivals sont alors un élément essentiel de la construction de la voix du public, ce qui signifie qu’ils peuvent soutenir la démocratie. En Europe et dans le monde occidental, différents systèmes de démocratie ont vu le jour en réponse à des appels collectifs à la liberté, à la représentation et à la protection. Au fil du temps, tous les citoyens ont demandé à participer à la création de la voix publique de chaque nation. Les moyens formels impliquent des documents juridiques et des échanges via les urnes, mais la démocratie elle-même ne peut exister simplement sur papier et les déclarations en elles-mêmes n’ont aucun pouvoir. Le fait de voter lors d’une élection n’est que le début de la démocratie, et seule l’action publique peut la rendre réelle. C’est pourquoi nous promouvons la démocratie participative dans le façonnement des territoires et la création de lieux.

À une époque où nous sommes tenus à l’écart des rassemblements publics, il est encore plus évident qu’un festival est une force élémentaire pour les communautés. La démocratie ne nous est pas donnée; nous le faisons ensemble grâce à la performance continue et à la promulgation de droits. Nous le faisons en exprimant qui nous sommes en tant que communauté et ce que nous avons en commun. Parfois, cela signifie changer ou supprimer ce qui ne sert pas la communauté. Mais surtout, cela signifie que nous devons voir les autres, reconnaître nos moyens de vivre ensemble et exprimer ces valeurs multiples et diverses qui perdurent et ont un sens aujourd’hui. Dans une démocratie festive, nous le ferons de manière tangible et publique, pour montrer toutes les couleurs, les sons et les goûts, qui animent nos sens et apportent de la joie à nos territoires.