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Projet FabLab Effet Papillon – Rencontre avec le Conseil Citoyen

Le 12 juillet dernier, Patrick, Dominique ainsi que les deux stagiaires de Territoire Europe, Clara et Guillaume ont présenté un état d’avancement du projet FabLab Effet Papillon à Anina et Aurélie du conseil citoyen au centre socio-culturel à Téteghem. 

 

Celui-ci, engagé par le collectif En Rue avec le Conseil Citoyen dès 2019, se poursuit avec l’ouverture du chemin dans la propriété des Papillons Blancs.

Des promenades découvertes des plantes naturelles ont lieu depuis 6 mois avec les personnes  des Papillons Blancs, et du quartier Degroote.

 

En préparation, en parallèle du projet de renouvellement urbain, le projet propose d’ouvrir un chantier de construction de tiers lieux en coproduction. Les productions possibles de ces tiers lieux sont :

 

  • la valorisation de la biodiversité, et de ses prolongements dans la trame verte et bleue de l’agglomération
  • l’identification des pollutions éventuelles et la recherche de leur traitement à partir des plantes, avec l’ULCO en développant un laboratoire de phytomanagement.
  • les cultures de jardins d’aromatiques et de plantes soignantes
  • la récupération des matériaux issus de la déconstruction des logements sociaux
  • la création d’une matériauthèque qui met à disposition des matériaux biosourcés et des matériaux de récupération
  • L’intervention des artistes qui croisent et valorise les aspirations de tous sur place et accompagnent la co production en fête!

Différentes cartes réalisées par Guillaume et Clara sont présentées : 

 

  • La carte des “tiers lieux” de l’agglomération réalisée à partir de la brochure “Annuaire pour Agir” de la Maison de l’Environnement. 

Anina et Aurélie ont souhaité y introduire 2 tiers lieux présents sur le quartier: le tremplin vélo et le Café repair.

  • l’accessibilité des tiers lieux par les transports en commun sur l’agglomération avec les temps d’accès à pied aux arrêts de bus. La ligne 14 dessert bien le quartier.

Anina et Aurélie signalent que l’accès piétons aux arrêts de bus est assez dangereux depuis le quartier.

D’autres cartes plus détaillées sur le projet Fab Lab Effet Papillon sont présentées:

 

  • Le tracé du chemin qui emprunte les parcelles de la CUD pour rejoindre le terrain des Papillons Blancs, ESAT et FAM, où seront construites les serres et la halle. Le chemin rejoint ensuite le sentier déjà réalisé par la CUD au sud du site. 

Anina et Aurélie font remarquer les problèmes d’accès piétons actuels vers le lac du Chapeau Rouge, vers le Bois des Forts, ainsi que vers la voie verte. Le plan de reconstruction du quartier est également évoqué avec le repositionnement des équipements publics, l’école, le gymnase, le cœur vert du quartier.


Un repérage des plantes découvertes lors des promenades est également en cours de cartographie.

L’équipe de Territoire Europe propose de laisser les cartes à disposition du Conseil Citoyen pour lui permettre de mieux appréhender les besoins des habitants. 

Il pourrait être réalisé une carte des besoins des habitants à l’automne 2021.


A la fin de cette réunion, il est question d’intégrer l’association Territoire Europe sur le groupe facebook du quartier Degroote. Cela peut permettre d’échanger et communiquer sur le projet avec les habitants.

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La qualité de l’air et la démocratie participative présenté par Lucy Natarajan

L’air,  indispensable à la vie sur Terre, est menacé par la météorologie et par les actions humaines qui influencent grandement la qualité de l’air. 

 

L’enjeu est donc de prendre en compte la santé des Hommes. 

 

Le groupe UCL’s Clean air Community Cross Faculty tient compte de ces enjeux et porte des intérêts communs autour d’un travail institutionnel dans le cadre du projet hospitalier Clean Air Gosh’s. 

 

Il existe depuis peu des villes enveloppées de fumée… 

Par conséquent, des archéologues égyptiens ont découvert de la fumée dans les poumons de certaines momies. Cette découverte a permis aux archéologues de s’apercevoir que c’était en partie eux les responsables de l’élimination des odeurs dans les zones urbaines. 

Selon un témoin décrivant cette situation : “Dès que je me suis échappé de l’atmosphère oppressive de la ville et de cette odeur terrible de cuisine fumante qui, lorsqu’elles étaient utilisées, déversait un gâchis de vapeur et de suie. J’ai tout de suite perçu que ma santé se réparait … Alors je suis à nouveau mon ancien moi, ne ressentant plus de langueur dans mon système, et plus de paresse dans mon cerveau” 

 

 

 

Londres a également été touché par l’impact de la qualité de l’air. En 1952, le Royaume-Uni va connaître la pire pollution atmosphérique de son pays. 

En effet, le grand smog de Londres va tuer près de 12 000 personnes toutes les deux semaines. 

 

 

 

En 1956, la loi sur la qualité de l’air est créée dans le but de mettre en place de nouvelles stations de production d’électricité avec des hauteurs de cheminées accrues. L’objectif est de disperser le plus loin possible la fumée des zones locales. 

 

 

 

Malgré la création de cette loi, on s’aperçoit que les villes dans le monde ont de plus en plus de mal à gérer la qualité de l’air. Particulièrement au niveau du dioxyde d’azote provoqué par les sources diverses: énergie, transport, solvant, agriculture. 

Les facteurs urbains sont multiples, notamment au travers des aménagements urbains, de l’emprise foncière. 

Selon ClientEarth : “Les estimations de ClientEarth basées sur des données gouvernementales suggèrent que 13 écoles, d’une capacité de plus de 6000 places, ont été construites ou approuvées sur ou à proximité de routes avec des niveaux illégaux de dioxyde d’azote depuis 2012. 

Au total, 21 écoles ont été construites ou approuvées au cours de la même période sur ou à proximité des routes avec des niveaux de particules fines (PM2,5) – qui peuvent traverser la muqueuse pulmonaire dans la circulation sanguine – au dessus des limites recommandées par l’Organisation Mondiale de la Santé

 

 

 

Une réglementation que les villes ne respectent pas et qui peut engendrer des tragédies comme celle de Ella Kisse-Debrah décédée en 2013 suite à des crises d’asthmes. Suite à cette perte, sa mère Rosamund Adoo-Kissi-Debra est devenue militante et collectrice de fonds à Londres. 

L’enquête a révélé que la pollution de l’air était en partie responsable de la mort de Ella Kisse-Debrah. 

 

 

 

A la suite de plusieurs épisodes de pollutions atmosphériques à Londres, la ville a décidé d’investir dans la mobilité douce. Des militants cyclistes appellent à prendre des mesures de sauvegarde notamment au travers de pistes cyclables, de barrières pour les bus, de trottoirs plus larges et de pouvoir se déplacer en trottinettes électriques.

 

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Sortie Botanique

Le 1er juillet 2021, le Collectif en Rue a organisé une balade botanique autour des plantes sur le site des Papillons Blancs.

L’objectif est de découvrir les plantes sauvages, leurs fonctions et leurs particularités avec une dizaine de participants notamment les personnes vivant au FAM.

Cette balade leur a permis de reconnaître les différents types de plantes, leur environnement ainsi que leurs propriétés, qu’elles soient comestibles, toxiques ou médicinales.

Pendant la balade, les participants ont pu cueillir une petite quantité de plantes comestibles dans le but de préparer un atelier de cuisine. Cet atelier a su offrir des recettes simples, originales et saines autour des plantes sauvages ainsi qu’une explosion de saveur dans les préparations.

À la suite de cette balade, les participants ont été sensibilisés à la préservation de l’environnement, de la biodiversité notamment au travers des cueillettes, des descriptions de chaque plante. 

La balade botanique et l’atelier partagé ont permis de réunir des personnes à la fois du public et du privé autour d’un sujet de sensibilisation. Ceci permettant à chacun d’entre eux, de travailler, de développer des savoirs ou/et des compétences. 

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Ignacio Peman nous a fait part des tensions entre les énergies renouvelables et les habitants des campagnes en Espagne

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Le Off des Assises de l’Energie 2021 à Dunkerque

Le Off des Assises de l’Energie 2021 à Dunkerque
Territoire Europe est un réseau européen créé pour développer la participation citoyenne en Aménagement du Territoire. Il est né en 2019 à Dunkerque à la Maison de l’Environnement en proposant des projets participatifs avec la CUD (Fab Lab Social, Carnalab, Effet Papillons)
Le partage d’expériences entre citoyens de différents pays enrichit les connaissances et dynamiques d’action.
Il intervient dans le off des assises de l’Energie en proposant des débats entre citoyens de différents pays sur les choix énergétiques

le 29 janvier 2021 , Lucy Natarajan intervient sur la participation et l’implantation des Éoliennes en direct de la Maison de l’Environnement avec les participants de Dunkerque qui peuvent être là. Lucy sera en visio-conférence depuis Londres et associera des habitants impliqués dans la démarche au Royaume Unis.

 

 

Le 26 février 2021 Dominique Lancrenon intervient sur les potentiels d’énergie renouvelable d’un quartier en direct depuis le quartier Degroote à Teteghem avec les Papillons Blancs.
Des acteurs de la participation en coopérative énergétique seront associés.

Le 26 mars 2021, Stephan Hauser intervient sur l’héritage du Pétrole dans les ports de la Mer du Nord en direct dans la cité des cheminots de St Pol, avec les participants qui pourront être là. Stephan sera en visio-conférence depuis Delft et associera des personnes de Rotterdam impliqués dans la démarche aux Pays Bas.

Le 30 avril 2021, Ignacio Peman intervient sur les enjeux de production d’énergie par des panneaux solaires et la compétition avec l’agriculture en Espagne, en direct depuis la Halle aux Sucres avec les participants de Dunkerque qui pourront être là
Ignacio sera en visio-conférence depuis Saragosse et associera des habitants impliqués en Espagne dans le débat citoyen sur les usages entre l’agriculture et les champs de capteurs photovoltaïques

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Post-Covid: Post-normal ou pré-normal ?

Après la période d’isolement imposée par la pandémie du Coronavirus, les gouvernements du monde entier, et d’Europe en particulier, se sont concentrés sur le renouveau et la protection d’économies nationales aux abois. Le “Recovery Package” difficilement accouché par le Conseil Européen, et adopté récemment aux forceps, est l’exemple le plus représentatif de ce mouvement de sauvetage.

Il occulte malheureusement une mouvance généralisée et déjà discrète, dangereuse pour l’environnement et les citoyens. Détaillée du point de vue des villes portuaires sur le réseau PortCityFutures, l’idée est de démontrer que les politiques actuelles de relance économique ont développé un effet pervers: l’affaiblissement et/ou l’ignorance des règles environnementales acquises durant les dernière décennies. Les règles relatives aux études d’impact ou aux régimes de déclarations ont par exemple été simplifiées, de manière à ce que les projets, notamment industriels, soient plus facilement et rapidement approuvés.

Étonnamment, la simplification des procédures d’autorisation est passée par la réduction voire la suppression des étapes relatives à la participation du public et à l’évaluation environnementale. Les enquêtes publiques ou les consultations préalables passent ainsi à la trappe sur certains projets, le gouvernement ayant compris tout le poids donnée aux citoyens dans ces démarches. Ce mouvement est d’autant plus troublant que le principe de non-régression intégré dans le bloc de constitutionnalité et régulièrement confirmé par les juges semble ici parfaitement ignoré.

L’extension de l’usine Lubrizol, récemment devenue célèbre (Septembre 2019), via une zone de stockage acceptée sans évaluation environnementale après une modification par décret en 2018 de la nomenclature des industries classées démontre ce mouvement. Certaines installations classées Seveso ont donc été retirées d’une nomenclature stricte dans laquelle une autorité environnementale indépendante intervenait pour évaluer l’impact de leurs extensions ou installations. Le préfet, autorité de l’exécutif, est devenu compétent pour décider, au cas par cas, si le projet nécessite ou non la mise en place d’une telle procédure.

Loin d’être un exemple isolé de marche arrière, cet exemple, via la visibilité reçue, illustre une tendance que la pandémie du Covid et son impact économique ont normalisé. Plutôt que d’un retour à la normale, certaines règles protégeant la nature, et donc indirectement les citoyens, sont revenues à un état non pas antérieur au Covid, mais antérieur à une situation dans laquelle la protection environnementale s’améliorait. La priorité donnée au redémarrage économique écarte, pour des raisons de rapidité et d’efficacité, les études environnementales et la participation citoyenne. Ce privilège donné au bénéfice économique à court terme est en opposition totale avec son impact durable sur la santé et la sécurité des habitants vivant aux alentours d’installations industrielles. Crise sanitaire et relance économique ne semblent donc pas rimer avec développement durable et inclusion du public.

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Image de Daniel Briot, disponible sur Wikimedia et Flickr.

Pour plus d’informations sur le cas particulier de Lubrizol et le processus menant à une diminution des règles d’évaluations et de protection, je vous invite à consulter les articles de Actu-environnement sur le sujet.

 

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Fab Lab Social se poursuit à Teteghem avec les Papillons Blancs

Le site projet des Papillons Blancs à Teteghem s’inscrit dans la continuité du Fab Lab Social
avec le quartier Degroodt:   
Création d’un fab lab découverte de l’environnement faune et flore,  permaculture et construction dans un site nature où des analyses de pollution des sols et leur phyto management pourront se réaliser, le tout, le long d’une promenade qui relie les sites d’hébergements des Papillons Blancs.
Le fil rouge du projet tient dans le mot chemin:
Le chemin qui relie le quartier Degroodt en renouvellement urbain avec le site des Papillons Blancs a été aménagé en 2019 par le collectif En Rue. Il ouvre l’espace central du quartier vers les espaces naturels et la trame verte de la Communauté Urbaine.
Avec les Papillons Blancs, un projet est en gestation de poursuivre ce chemin à travers les espaces naturels qui pourront faire l’objet d’observations et de découvertes, jusqu’aux espaces à développer en cultures et permacultures et en ateliers de constructions avec les Papillons Blancs et les habitants.
Le chemin devient le lien entre les espaces publics et le domaine privé, et entre les usagers, habitants, actifs et personnes hébergées par les Papillons Blancs.
Il jouera un rôle essentiel d’intégration et d’ouverture dans la vie du quartier et pour le pôle d’emplois et d’hébergement que constitue les Papillons Blancs.
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Démocratie festive

L’une des grandes leçons de la pandémie de COVID à laquelle nous sommes actuellement confrontés est à quel point les rencontres sociales nous manquent. Incapable de se réunir avec d’autres dans les parcs et les places, les églises et les salles, les cafés et les pubs, les restaurants et les clubs, nous aspirons à la proximité physique avec les proches et à une interaction sociale plus large. Nous manquons les mariages et les enterrements, la danse et le chant, les fêtes et les barbecues, et tous les types de festivités. De Durham à Dunkerque, les gens ont rangé leurs bannières de gala et leur cletch du carnaval, et ont annulé les événements prévus pour l’été 2020.

Mais qu’est-ce qui nous manque? Ce n’est-ce pas seulement la privation des boissons ou nourritures partagées ensemble, c’est la privation de la célébration publique de nos communautés, dont les festivals sont le parangon. Au mieux, ils partagent de manière visible, audible et matérielle les éléments et le caractère des cultures locales, qui appartiennent à l’ensemble de la communauté. Ils fournissent un type de rituel social qui engage les individus pratiquement dans une communauté, reliant les gens les uns aux autres par le biais de réjouissances partagées. Surtout, ils expriment et revigorent les valeurs de la communauté, créant un spectacle dans un lieu dont on peut témoigner, se souvenir et le répéter au fil des générations.

L’importance de donner vie physiquement à une culture est parfois négligée. Ce besoin social de base a été constamment autour de nous comme une expérience vivante, nous rassemblant, nous liant, nous identifiant et élevant nos esprits. Même ces derniers mois, nous nous sommes réunis autour des écrans, des fenêtres et lors de manifestations pour demander justice. Ce besoin dépasse la simple socialisation. C’est le moyen pour nous de continuer à faire et à refaire nos objectifs communs et d’exprimer nos façons de vivre ensemble.

Les festivals sont alors un élément essentiel de la construction de la voix du public, ce qui signifie qu’ils peuvent soutenir la démocratie. En Europe et dans le monde occidental, différents systèmes de démocratie ont vu le jour en réponse à des appels collectifs à la liberté, à la représentation et à la protection. Au fil du temps, tous les citoyens ont demandé à participer à la création de la voix publique de chaque nation. Les moyens formels impliquent des documents juridiques et des échanges via les urnes, mais la démocratie elle-même ne peut exister simplement sur papier et les déclarations en elles-mêmes n’ont aucun pouvoir. Le fait de voter lors d’une élection n’est que le début de la démocratie, et seule l’action publique peut la rendre réelle. C’est pourquoi nous promouvons la démocratie participative dans le façonnement des territoires et la création de lieux.

À une époque où nous sommes tenus à l’écart des rassemblements publics, il est encore plus évident qu’un festival est une force élémentaire pour les communautés. La démocratie ne nous est pas donnée; nous le faisons ensemble grâce à la performance continue et à la promulgation de droits. Nous le faisons en exprimant qui nous sommes en tant que communauté et ce que nous avons en commun. Parfois, cela signifie changer ou supprimer ce qui ne sert pas la communauté. Mais surtout, cela signifie que nous devons voir les autres, reconnaître nos moyens de vivre ensemble et exprimer ces valeurs multiples et diverses qui perdurent et ont un sens aujourd’hui. Dans une démocratie festive, nous le ferons de manière tangible et publique, pour montrer toutes les couleurs, les sons et les goûts, qui animent nos sens et apportent de la joie à nos territoires.